Page:Monod - Renan, Taine, Michelet, 1894.djvu/216

Cette page n’a pas encore été corrigée


soutenues en 1819 portaient sur les vies de Plutarque et sur l’idée de l’infini dans Locke. Quand il est reçu agrégé en 1821 il demande d’être désigné pour l’enseignement de la philosophie. C’est à contre-cœur qu’il enseigne l’histoire à Sainte-Barbe. Toutefois, bien que ses lectures fussent presque toujours, jusqu’en 1822, des lectures d’auteurs classiques ou de philosophes, un instinct secret le détournait des spéculations métaphysiques pour le tourner vers la philosophie du langage, l’histoire des idées, la philosophie de l’histoire. De bonne heure il voit dans l’histoire la contre-épreuve de l’observation psychologique et comme une psychologie collective. Il projette dès 1819 un livre sur le caractère des peuples trouvé dans leur vocabulaire, puis un essai sur la culture de l’homme, puis une histoire philosophique du christianisme. Une fois à Sainte-Barbe il entreprend l’étude de Vico tout en faisant les cours d’où devait sortir en 1827 l’admirable Précis d’histoire moderne, paru peu de mois après la traduction de la Philosophie de l’histoire de Vico.

Lorsqu’en 1826, monseigneur Frayssinous rétablit, sous le nom dÉcole préparatoire, l’École