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Page:Monod - Renan, Taine, Michelet, 1894.djvu/208

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dans plus d’un cerveau et plus d’un cœur. « Je n’ai pas de famille, disait-il, je suis de la grande famille. » Combien n’en est-il pas, en effet, parmi les hommes d’aujourd’hui, qui sont à des degrés divers unis à lui par un lien presque filial, et ont reçu de lui l’étincelle qui anime leur travail ou leur vie ! Combien n’en est-il pas qui lui doivent des émotions bienfaisantes et durables, qui ont senti après avoir lu ses livres leur cœur élargi, attendri, capable de plus grands sacrifices ! À une époque où tant d’esprits se laissent aller en pratique au découragement, en théorie à un pessimisme universel, Michelet a toujours espéré et il a fait croire au bien. Il n’est pas d’éloge à ajouter après celui-là.