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Page:Monod - Renan, Taine, Michelet, 1894.djvu/157

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III


L’HOMME ET L’ŒUVRE


La mort de Taine, suivant de si près celle de Renan, a véritablement découronné la France. Elle avait le privilège de posséder deux de ces hommes exceptionnels dont le cerveau encyclopédique embrasse toute la science d’une époque, en exprime toutes les tendances intellectuelles et morales et domine d’assez haut la nature et l’histoire pour s’élever à une conception personnelle de l’univers. En cinq mois, ces deux hommes, si différents l’un de l’autre par leur caractère comme par leurs qualités d’écrivains et de penseurs, mais qui n’en incarnaient que mieux les aptitudes diverses de leur nation et