Page:Monavon - Le Langage des fleurs, paru dans L’Entr’acte lyonnais, 22 novembre 1868.djvu/3

Cette page a été validée par deux contributeurs.


LE LANGAGE DES FLEURS

sonnet


J’aime le temps des fleurs, des fleurs fraîches écloses,
Rougissant de pudeur sous les baisers de mai,
Et qui parent la terre en ses métamorphoses
D’un bandeau virginal et d’un voile embaumé.

Oh ! les riants secrets ! oh ! les divines choses
Que murmure tout bas chaque calice aimé,
Quand, sur le sein des lis, des jasmins et des roses,
Les sylphes caressants posent leur front pâmé !…