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CHŒUR.
––––––Qu’on me fusille ! Qu’on le fusille !

FORTUNATO.
––––––Allons, allons et prestement. (Bis en chœur.)

Les deux dragons s’avancent et mettent la main sur l’archiduc.


L’ARCHIDUC, se débarrasse d’eux. — A Fortunato
––––––––Capitaine, un moment.
––––––Pas de scandale en ce château.
––––––Gardez bien mon incognito,
–––––––––Je suis l’archiduc.

FORTUNATO, étonné.
––––––Eh quoi ! l’archiduc ?

L’ARCHIDUC.
––––––Eh quoi ! l’archiduc ? Mais, silence !

Il se met à l’écart.


FORTUNATO, aux deux dragons.
––––––Très-bien, mes amis, un seul mot,
––––––Pas de scandale en ce château,
––––––Gardez-bien tous ici son incognito,
–––––––––Car c’est l’archiduc.

LES DEUX DRAGONS.
–––––––––Quoi, c’est l’archiduc ?

FORTUNATO.
–––––––––Oui, c’est l’archiduc !

LES DEUX DRAGONS.
–––––––––Vraiment, l’archiduc !

FORTUNATO.
–––––––––––Mais, silence !

UN DRAGON.
––––––Faut-il tout d’ même le fusiller ?

FORTUNATO.
––––––Non, il faut le laisser filer,
––––––Sans avoir l’air, mais pas un mot,