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FORTUNATO.

Quelle formalité ! Ah oui, la formalité, j’y reviens.

Il embrasse de nouveau la main de Marietta.


GILETTI.

Mais, c’est à ma femme que vous revenez.


FORTUNATO.

C’est vrai, je m’oubliais… qui ne s’oublierait devant de pareils yeux ?

Il parle à Giletti sans le regarder et contemplant Marietta.


GILETTI.

Eh bien !


FORTUNATO.

Eh bien, monsieur le comte, je viens au nom de Son Altesse l’archiduc Ernest, vous demander votre épée.


GILETTI.

Mon épée !


MARIETTA.

Donnez-y, et puis le fourreau avec… ça t’gêne.


GILETTI, dégraffe le ceinturon et tend le tout à Fortunato qui n’y fait pas attention.

Voilà l’épée.


FORTUNATO.

Et puis donnez-moi votre parole de gentilhomme de ne pas chercher à fuir de ce château.


GILETTI.

Ma parole de gentilhomme !


MARIETTA.

Donnes-y… ça te gêne aussi.


GILETTI.

Je la lui donne.


FORTUNATO.

D’ailleurs vous chercheriez à fuir de ce château, que vous ne le pourriez pas, j’ai mis des dragons à toutes les issues, et si l’on peut entrer, on ne peut pas sortir.


MARIETTA.

Alors, pourquoi que vous lui demandez sa parole ?