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LE COMTE, voyant sa femme se troubler.

Voyons, ma chère amie, ne fronce pas ton joli sourcil, ne pâlis pas ainsi, il n’y a rien de grave.


LA COMTESSE.

Bien sûr ?


Scène VIII

Les Mêmes, puis GILETTI et MARIETTA.


QUATUOR.

LE COMTE, prend une chaise et s’assied près de sa femme.
––––––Ne pensons qu’à nous, ma chérie,
––––––Loin de tout regard indiscret,
––––––Je t’aime tant.

Il lui prend la main.


LA COMTESSE.
––––––Je t’aime tant. Je t’en prie,
––––––Prends bien garde, si l’on entrait.

LE COMTE.
––––––Je serrerai ta taille fine,
––––––––––Bien doucement.

LA COMTESSE.
––––––––––Bien doucement.

LE COMTE.
––––––Je presserai ta main câline,
––––––––––Bien doucement.

LA COMTESSE.
––––––––––Bien doucement.

LE COMTE.
––––––Un seul petit baiser, mutine.

LA COMTESSE.
––––––––––Bien doucement.