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Page:Millaud - La Créole.pdf/88

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FRONTIGNAC.

Oui, commandant.


RÉNÉ.

Certainement, mon oncle, ils sont tout disposés.


DORA.

Oui, nous sommes tout disposés…


LE COMMANDANT.

À quoi ?


DORA.

Moi, à épouser monsieur de Frontignac.


FRONTIGNAC.

Moi, à épouser mademoiselle Dora.


RÉNÉ.

Moi, à adorer ma femme, ma chère petite femme.


ANTOINETTE.

Moi, à aimer mon petit Réné.


LE COMMANDANT.

Enfin ! Il n’y a que la mer pour opérer ces miracles.


DORA.

Comment, la mer ?


LE COMMANDANT.

Ainsi, moi, je me rappelle, j’avais des vapeurs, des spasmes ; je rencontre mon docteur, le docteur Purgon, et je lui dis : Docteur, j’ai des vapeurs, des spasmes ; il me répond : Amiral, — par politesse, car il sait que je ne suis que commandant, — vous n’êtes peut-être jamais allé à la mer ? — Jamais, par exemple. — Eh bien, vous devriez y aller… ça vous ferait du bien. J’y suis allé, et ça m’a fait du bien.


RÉNÉ.

Ça ne m’étonne pas, l’air vif…


FRONTIGNAC.

L’immensité.


ANTOINETTE.

L’infini !