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Page:Millaud - La Créole.pdf/43

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ANTOINETTE, bas.

Il a raison…


RÉNÉ.

Gagnons du temps, laissons-le repartir, et quand il sera loin, nous lui écrirons, nous aviserons.


FRONTIGNAC, bas.

Cependant…


RÉNÉ, bas.

Chut ! il revient.


LE COMMANDANT, au matelot.

Tu m’as compris, préviens Saint-Chamas !


LE MATELOT.

Oui, commandant.

Il disparait.


LE COMMANDANT, descendant.

Maintenant que les premières effusions sont passées… (À Frontignac qui veut s’en aller.) — Ne t’en va pas, tu n’es pas de trop, ça t’intéresse, — mes enfants, j’ai quelque chose de très-important à vous dire…


RÉNÉ.

Voyons, mon petit oncle…


LE COMMANDANT.

Je ne reviens pas seul.


TOUS.

Pas seul ?


LE COMMANDANT.

Je ramène avec moi une pupille, une autre pupille.


RÉNÉ.

Une femme ?


LE COMMANDANT.

Oui ! la fille d’un ancien camarade à moi, un riche planteur de la Guadeloupe, le baron de la Butte-Jonvel.


RÉNÉ, vivement.

Dora ! la petite Dora, mon Dieu !