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––––––Voilà le devoir qu’il m’impose.
––––––––––––Eh bien !
––––––––Mon Dieu ! c’est une chose
––––––Qu’on ferait volontiers pour rien.
II
––––––Il nous trace aussi le programme
––––––De perpétuer ses aïeux,
––––––Et de notre amour il réclame
––––––Un, deux, ou trois petits neveux :
––––––C’est le devoir qu’il nous impose.
––––––––––––Eh bien !
––––––––Mon Dieu ! c’est une chose
––––––Qu’on ferait volontiers pour rien !

ANTOINETTE.

Je ne vois à tout cela qu’une difficulté.


RÉNÉ.

Laquelle ?


ANTOINETTE.

C’est que je ne vous aime pas.


RÉNÉ.

Oh ! ça viendra, vous m’aimerez, vous m’aimerez !…

Il embrasse Antoinette.


Scène XI

Les Mêmes, FRONTIGNAC.



FRONTIGNAC, entrant, et voyant ce qui se passe.

Ah !


RÉNÉ.

C’est toi, mon cher Frontignac !


FRONTIGNAC.

Pas d’ironie, s’il vous plait.