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Page:Millaud - La Créole.pdf/103

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LE COMMANDANT.

Non, non, ne la jette pas ; je ne comprends rien à ce que vous dites, mais ne la jette pas, je suis sûr que c’est ma nomination de chef d’escadre.


DORA.

Alors vous pardonnez ?


LE COMMANDANT.

Je pardonne.


DORA.

Et Réné m’épouse ?


LE COMMANDANT.

Et Réné t’épouse.


DORA.

Allons, qu’on lâche les notaires !

Elle lui donne la lettre.


LE COMMANDANT.

Saint-Chamas, sommes-nous toujours dans le degré ?


SAINT-CHAMAS.

Nous n’en bougeons pas.


LE COMMANDANT embrasse le sceau de la lettre, puis le brise.

Le sceau de l’amirauté ! (Il lit :) « Je n’avais rien à te dire : » c’est une bonne farce. Ton vieil ami : Duguay-Trouin. » (Désappointé.) Mille millions de sabords ! (Haut, avec feinte satisfaction.) Bien, très-bien !


RÉNÉ.

Eh bien ! mon oncle, quelles nouvelles ?


LE COMMANDANT.

Affaires d’État.


DORA.

Et maintenant, à notre mariage.


LE COMMANDANT.

Ah ! petits brigands !


DORA.

Vous avez pardonné.