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Page:Michelet - Œuvres complètes Vico.djvu/182

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manque pas de produire, conduit aisément au scepticisme. Les sceptiques, méconnaissant les vérités qui naissent en nous, tiennent peu de compte de celles qu’il faut recueillir au dehors, pour arriver à la connaissance du vraisemblable, qui est fondé sur le sens commun, sur l’autorité du genre humain. C’est pour cela qu’ils désapprouvent les études nécessaires à l’acquisition de cette connaissance, celles de l’histoire, des langues, et de la littérature…


(Vico se plaint ensuite amèrement de l’accueil peu favorable que la Science nouvelle a trouvé dans le monde savant, et il termine cette lettre remarquable en faisant allusion à des persécutions plus dangereuses que celles des critiques, mais sur lesquelles il ne nous reste aucun détail.) — Vous êtes, dit-il à son protecteur, vous êtes du petit nombre des hommes éclairés qui, dans ce pays, soutiennent la Science nouvelle par l’autorité de leurs lumières, et sous la protection desquels l’auteur accablé par la fortune conserve encore la vie, la patrie et la liberté (ed all'  autor oppresso dalla fortuna difendono e la patria, e la vita, e la libertà).


All' Abbate, poi monsignore Giuseppe Luigi Esperti Prelato domestico nella Corte di Roma, sans date. — Mon livre ne pouvait réussir, dit-il, il prend pour point de départ l’idée de la Providence, pour principe la justice innée au genre humain, et il rappelle les hommes à une sévérité qu’ils haïssent. De nos jours le monde