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Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/219

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pantéleia


La nuit, les amoureux, dans lés doux promenoirs,
Enlacent mollement leurs bras et leurs pensées ;
J’ignore les plaisirs comme les désespoirs.

Les hymnes du poëte, aux lenteurs cadencées,
Exaltent la valeur des jeunes hommes bruns,
Et chantent vos vertus, ô pâles fiancées !

Mais les rhythmes du luth me seraient importuns ;
Tous les peuvent entendre, et ma soif d’ambroisie
Ne veut pas s’assouvir aux abreuvoirs communs.

Vous passez aux genoux de la femme choisie
Les sombres jours d’hiver, les claires nuits d’été ;
Ruisselante d’amour, votre âme s’extasie !