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Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/215

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pantéleia


Près du ruisseau jaseur qui suit la pente douce
Des coteaux, à travers les bleus myosotis,
Sur le pic où l’éclair, lame de feu, s’émousse,

Dans l’ombre où les serpents, brisant les feuilletis,
Près des restes broyés d’une louve poilue,
Digèrent, par le chaud soleil appesantis !

Partout où dans les bois la Mère mamelue
Fait pulluler la bête et fait germer les glands,
Pantéleïa, flocon d’azur, je vous salue !

Vous n’avez pas laissé, Reine, vos talons blancs
Se poser sur l’autel d’où notre encens s’élève,
Et nul n’a vu s’ouvrir vos yeux étincelants !