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Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/212

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pantéleia


Tous, la poitrine sèche et les lèvres fiévreuses,
Par les mille sentiers que l’homme se fraya
Sur les sommets brûlants, dans les plaines poudreuses,
 
Dévorés d’une soif dont plus d’un s’effraya,
Tous buvaient ta splendeur, ô beauté surhumaine,
Aphrodite, Astarté, Madeleine, Freya !

Mais Astarté, Freya, Vénus et Madeleine
Ont dédaigné l’amour des hommes, et, le soir,
À l’heure où des sommets tombe la nuit sereine,

Sur une cime, ensemble, elles vinrent s’asseoir,
Le souffle qui passait les surprit enlacées,
Et, blanches, les porta vers le firmament noir.