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Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/168

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sonnets


Plus douce que la voix douce des mandolines,
Ta parole épandra ses charmes bienfaisants,
Et dans les buissons verts où sont les avelines,
Tes deux yeux brilleront comme des vers luisants.

Pleins de joie à travers la nuit élégiaque,
Le front auréolé d’un pâle demi-jour,
Nous gravirons les pics couronnés d’ombre opaque ;

Et l’on dira, voyant ton lumineux contour,
Que les Anges vêtus d’air paradisiaque
Descendent sur les monts pour y faire l’amour !