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aura-t-elle le même caractère que celle de l’homme réduit aux alimens les plus lourds ou les plus insipides ? et l’un et l’autre auront-ils l’air d’être de la même famille ?

Je ne prétends faire de toutes ces distinctions ni des vices, ni des vertus, ni des avantages ni des inconvéniens ; il me suffit qu’on soit forcé d’avouer qu’elles existent, pour en conclure qu’il est des qualités physiques qu’on ne doit qu’au hazard de la naissance, et qui peuvent se perpétuer plus ou moins dans une suite de générations assez nombreuses. Sous ce rapport n’est-il pas évident que le principe d’hérédité n’est pas d’institution humaine ; qu’il est au contraire le résultat d’une loi générale de la nature, suivant laquelle les différens genres et les différentes espèces du règne animal se maintiennent jusqu’à