Page:Meister - Betzi.djvu/308

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


que je déteste toute dissimulation, toute perfidie. Je sais combien ton imagination est ardente et susceptible ; le seul art que tu dois me pardonner, c’est de la ménager autant que je puis, en conservant avec toi ma franchise habituelle : Eglof t’estime, te chérit ; mais il redoute tes regards, ta présence. Je redoute moi-même l’impression que la sienne pourrait faire..... sur ton esprit, sur ce sentiment aussi nécessaire que jamais à mon repos, à mon bonheur. N’attribue qu’à ces seules craintes les soins que je prendrai pour éviter que mes deux amis, je dirais volontiers mes deux autres moi-mêmes, ne se rencontrent, ne s’affligent, ne se blessent mutuellement. Séligni le promit. J’obtins la même promesse d’Eglof. Et grâce a cette heureuse adresse, que le plus tendre intérêt me rendait