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peut-il exister un bien, une perfection qui ne doive être le principe d’un plus grand bien, d’une plus grande perfection ?

B. Oui, mais par la même raison, il n’est point de mal, point de vice qui ne doive être aussi, ce me semble, le principe d’un plus grand mal, d’un plus grand vice. Souvenons-nous que ce n’est qu’en multipliant nos besoins, nos intérêts, nos passions, en les excitant, en les irritant avec plus ou moins d’art et de violence, qu’on nous a fait sortir tous de notre paresse naturelle.

A. À votre avis il n’y aurait donc aucun développement important de nos forces physiques ou morales qui ne fût plus ou moins funeste ?

B. Plus ou moins dangereux. Oui.

A. Les tenir dans un état d’inertie serait donc le parti le plus sage ?