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En tout cas, il résulte des explications fournies par l’un et par l’autre (explication contradictoires, bien entendu, mais concluantes cependant) que M. Dumas avait le droit absolu de revendre ce tableau. Donc le peintre a montré sans doute une susceptibilité exagérée ; et sa vengeance peut-être n’était pas d’un goût parfait.

Oh ! ne piquons jamais l’amour-propre des artistes !

Cette vengeance, on la connaît.

Il a mis la tête de M. Dumas sur les épaules d’un marchand juif et a exposé l’aquarelle vengeresse dans la nouvelle galerie que M. Georges Petit vient d’ouvrir au public.