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Une blessure ridicule dans une bataille galante, dit-on. Il perd connaissance d’émotion. Dix médecins affolés accourent, le soignent comme un malade de Molière. Mais, en cette assemblée de docteurs, M. Purgon manquait, qui se fût préoccupé de l’état intérieur.

Avec des mots dignes de l’ancien vocabulaire comique, les hommes de science ont ensuite expliqué comment une constipation mal soignée, ayant amené une inflammation, une lésion suivit qui détermina la mort.

C’est du moins là ce qu’on a compris sous l’accumulation de termes baroques dont nous étourdissent les savants. « Trop d’expressions techniques et pas assez d’huile de ricin, » semble le résumé de la situation.

Puis on nous a parlé d’un mal innommable qui travaillait depuis longtemps ce corps fatigué. On nous a décrit si complaisamment l’effroyable pourriture de ce ca-