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On sentait qu’il devait écrire d’abondance, laissant couler les phrases et les choses, simplement, sans apprêt, sans artifice. Et cette simple manière donnait parfois des effets singulièrement beaux. Cet homme voyait juste par nature ; il avait l’œil d’un observateur, et cependant il gâtait souvent des pages excellentes et justes par l’inexpérience de son imagination, par des inventions inutiles, par une abondance regrettable.

Son pseudonyme me surprit. Paria-Korigan ! Pourquoi cet étrange accouplement de mots baroques ? Une femme seule pouvait avoir combiné ce nom plus bizarre qu’heureux.

L’Idiot est d’une femme, en effet.