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Et voilà que la contagion a gagné partout. Encore quelques années, et ce sera fini. Il n’existera plus un homme vraiment intègre, un de ceux à qui il ne suffisait pas d’être probe en apparence, d’être probe vis-à-vis des autres, mais qui voulaient le rester vis-à-vis d’eux-mêmes.

La probité, jusqu’ici, était demeurée le plus fixe des sentiments humains, le plus sérieux des obstacles dressés par la morale à nos instincts. Tout change. Tout passe.



Un sentiment, par exemple, dont les déplacements sont vraiment surprenants : c’est la pudeur.