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Il semblerait, si la logique gouvernait les esprits, que l’exil dût être le plus détestable des moyens pour rendre inoffensifs ceux qu’on redoute : vu qu’il les fait dangereux et actifs, de tranquilles qu’ils étaient.

Il leur rend leur liberté d’action, les soustrait à la surveillance, les affranchit de tout scrupule, de toute contrainte morale, les dégage même des intérêts qu’ils pouvaient avoir à ménager.

Prenons un exemple et admettons que Mgr le duc d’Aumale ait pu songer un instant à s’emparer du pouvoir.