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À vau-l’eau, certes, n’est point à recommander aux jeunes femmes qui veulent s’endormir avec un livre parfumé ; à celles qui veulent croquer une nouvelle comme on croque une praline, et rester rêveuses sur un petit conte écrit pour elles. Mais voici le Mal d’aimer, de René Maizeroy, un délicat, un raffiné et un féminin par excellence.

Quelques-uns des courts récits que contient ce volume sont des bijoux de grâce ; quelques autres, comme le Crucifié se dressent grands et terribles. Ce Crucifié a toute une histoire, d’ailleurs. Publié d’abord dans un journal, il fut poursuivi et condamné, et quand on le relit dans le volume, on reste vraiment stupéfait des soudaines pudeurs de la justice. On serait tenté de croire à cette