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Nous sortons et je me trouve au bord d’une rivière, d’une petite rivière en putréfaction, noire, infecte, la vraie rivière qui doit couler en ce royaume des charognes. C’est la Bièvre, la triste Bièvre, ce ruisseau jadis charmant, avec son nom de poitrinaire, devenu égout putride, souillé par les industriels, condamné par les ingénieurs ; la Bièvre honteuse de ses fanges, cachée sous terre aujourd’hui, n’osant plus se montrer au soleil.

Mais voici que, par le vitrage crevé d’une espèce de serre, un amas d’ossements