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jugé, par exemple, nous le savons. — Alors, que faire ? Créer un Salon, une exposition permanente de jeunes, un troisième Théâtre-Français, exécuter l’idée de M. Ballande, enfin. Là, ils se produiront, ces jeunes ; le public jugera ; je choisirai ensuite les meilleurs ; l’Odéon prendra les médiocres, et tout sera parfait.

» Je vous demanderai seulement la permission d’augmenter un peu mes places, afin que l’élévation de mes prix force le public à aller quelquefois à ce nouveau théâtre, et que ma concurrence ne soit pas pour lui désastreuse.

Toute la commission dit :

— Bravo !

Le président appuya :

— Oh ! très fortement raisonné.

Alors on délibéra, et à l’unanimité cette proposition fut adoptée.