Page:Maupassant - Étretat, paru dans Le Gaulois, 20 août 1880.djvu/10

Cette page a été validée par deux contributeurs.


Grande rumeur ; tout l’hôtel se réveille ; on se précipite sur le forcené, qui s’obstinait à vouloir tuer l’inconnu rencontré dans la chambre de sa femme.

Bref, on s’explique ; le mari jaloux se confond en excuses un peu tardives, et le monsieur se recouche sans avoir bien compris le sens, le motif et la raison déterminante de la tripotée qu’il venait de recevoir.

Avant de raconter les anecdotes qui courent, terminons en peu de mots la galerie des célébrités. On rencontre chaque jour sur la terrasse MM. Lehmann, Paccini, Vizentini, Aaron, Nozal, (un jeune peintre en train de devenir un grand peintre), Vrignault, Brizard (un homme aimable surnommé l’ami des artistes), et un autre homme, également aimable, M. Mathis, surnommé l’ami des… actrices.

Mlle Dica-Petit promenait la semaine dernière sa royale beauté sur les galets de la plage.

Enfin, pour la joie des spectateurs, un groupe d’anciens beaux, à la moustache teinte, piliers du skating et des Folies-Bergère, rôdent autour de vertus faciles, avec leurs figures grimaçantes de vieux