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même une erreur comme moyen. (As an end, the political equality is there a failure, as a means, also, it is there a failure.)

Avec l’égalité des échanges, le profit de l’un ne peut pas être la perte de l’autre : car tout échange n’est plus qu’un simple transfert de travail et de richesse, il n’exige aucun sacrifice. Ainsi, tous un système social basé sur l’égalité des échanges, le producteur pourra encore arriver à la richesse, au moyen de ses épargnes ; mais sa richesse ne sera plus que le produit accumulé de son propre travail. Il pourra échanger sa richesse ou la donner à d’autres ; mais il lui sera impossible de rester riche, pour un temps un peu prolongé, après qu’il aura cessé de travailler. Par l’égalité des échanges, la richesse perd le pouvoir actuel de se renouveler et de se reproduire pour ainsi dire par elle-même : elle ne pourra plus combler le vide que la consommation aura créé ; car, à moins d’être reproduite par le travail, la richesse une fois consommée est perdue à jamais. Ce que nous appelons maintenant profits et intérêts ne pourra plus exister sous le régime des échanges égaux. Le producteur et le distributeur y seraient également rétribués et c’est la somme totale de leur travail qui servirait à déterminer la valeur de tout article créé et mis à la portée du consommateur…

« Le principe de l’égalité dans les échanges doit