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RECHERCHES

directe des rayons solaires est si rapide qu’en dix minutes la combinaison s’effectue dans les ballons les plus volumineux.

J’ai cherché ensuite à rendre les ballons plus faciles à dessécher, tout en évitant les mastics résineux, qui cèdent à l’alcool des matières dont on se débarrasse plus ou moins difficilement dans des recherches de cette nature. J’ai réussi au delà de mes désirs par l’emploi du caoutchouc. Je prends un ballon quelconque bien sec et un robinet auquel est lié fortement le col d’une bouteille de caoutchouc dont la panse est ouverte de manière à recevoir le col du ballon, sur lequel on la serre avec force. Au moyen d’une rondelle en plomb qui s’applique sur le goulot du ballon, et qui laisse passer le bout du robinet, on maintient le caoutchouc, et on l’empêche de se déformer sous la pression atmosphérique, quand on fait le vide dans le ballon.

Rien de plus facile alors que de monter et de démonter la garniture pour nettoyer et dessécher les vases. On est d’ailleurs à l’abri de l’influence du mastic, soit comme matière résineuse, soit comme réceptacle d’humidité. On sait en effet que le mastic, rendu poreux par les agents qui l’attaquent, conserve son humidité, de manière à rendre longue et pénible la dessiccation des ballons.

On peut donc se procurer sans difficulté, en vingt-quatre heures et par un temps quelconque, telle quantité qu’on voudra de gaz chloroxycarbonique ; ce qui rend facile la préparation du nouvel éther, ainsi que celle de ses dérivés.

Uréthane. Le nouvel éther, mis en contact avec de l’ammoniaque liquide et concentrée, exerce sur cette substance