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la température ordinaire, colore les deux premières en s’y combinant ; tandis qu’il ne s’unit point dans la même circonstance avec le coton. La fixation du bleu de Prusse sur les mêmes étoffes présente des phénomènes plus complexes, et non moins intéressants, sous le rapport des modifications que la couleur est susceptible d’éprouver de plusieurs circonstances. J’y reviendrai dans un mémoire spécial.

L’action du sulfate de peroxyde de fer est encore un exemple important à citer pour le cas où une étoffe agit avec une énergie suffisante pour rompre l’équilibre des principes immédiats d’un sel neutre, surtout lorsqu’on remarque que le coton, qui ne s’unit pas au peroxyde de fer hydraté, s’unit promptement à du sous-sulfate de peroxyde, lorsqu’il est en contact avec le sulfate neutre de cette base.


6e Division. — De l’action mutuelle des étoffes, des composés non salins neutres aux réactifs colorés, des acides, des bases salifiables et des sels.


L’étude des combinaisons précédentes, formées d’espèces parfaitement définies sous le rapport de la composition et des propriétés, prépare convenablement à celle plus compliquée des étoffes unies avec des composés ternaires et quaternaires, tels que l’indigotine, l’hématine, la carmine, l’alizarine, l’aurine, la lutéoline, les morins jaune et blanc, le quercitrin, etc., composés définis qui sont les principes caractéristiques colorants de l’indigo, du bois de campêche, de la cochenille, de la garance, des bois de sable, de la gaude, du bois jaune, du quercitron, etc. ; matières employées dans les ateliers. Dans cette étude on comprend, bien entendu, les cas