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diats seulement, on conçoit l’influence qu’elle aura, par cette circonstance que l’étoffe teinte exposée à son contact est soumise à un agent qui a une masse considérable relativement à celle de la partie soluble, et qui agit incessamment comme dissolvant doué de toute l’énergie qui lui est naturelle, puisque les parties du liquide qui, par leur contact avec l’étoffe, lui ont enlevé quelque chose, et ont par là même perdu de leur activité, sont entraînées par le courant pour ne plus revenir. C’est par la même considération qu’on s’explique comment des eaux qui ne contiennent que de très-petites quantités de carbonate de chaux, de carbonate de fer, etc. peuvent modifier beaucoup des étoffes teintes, soit en déterminant aux dépens de leurs matières colorées un sel soluble calcaire, ferrugineux, etc., soit en ajoutant à des matières colorées insolubles de la chaux, de l’oxyde de fer, etc.


C. De ce qu’il n’y a aucune matière tinctoriale complexe d’origine organique de celles qu’on emploie dans les ateliers, dont la composition immédiate soit connue aussi bien que l’est celle d’un alliage, par exemple, quant à la proportion des métaux qui le constitue et aux propriétés de ces métaux, il en résulte une difficulté très-grande, lorsqu’on veut se rendre un compte exact de toutes les influences qui agissent dans une opération de teinture où cette matière complexe d’origine organique est en présence d’une étoffe, et souvent même d’un sel d’un acide ou d’une base.


D. Enfin, de ce qu’une matière colorante complexe d’origine organique est formée de principes immédiats ternaires