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posés d’animalcules, libres d’abord, puis agglomérés et agglutinés, comme les Mycoderma qui se forment peu à peu dans les liquides fermentescibles plus ou moins eh contact avec l’air atmosphérique[1].

Les autres parties de l’histoire naturelle, comme la chimie et la médecine elles-mêmes, ne sauraient, dans leurs recherches exactes, se passer désormais du microscope ; et cependant, que de naturalistes, de chimistes, de médecins qui en dédaignent les services !

Nos connaissances ne peuvent s’arrêter là. La science, en progrès, exige beaucoup plus ; elle veut que nous mettions à contribution tous les moyens d’investigation qui nous sont offerts ; aussi, j’en ai la conviction, verrons-nous bientôt tous ceux qui se livrent à l’étude des différents corps de la nature ne plus oser travailler et produire sans le secours de l’action des verres combinés.

    normaux de certaines feuilles devenus monstrueux ou changés en de petits bédeguars, par l’excitation produite, soit par des pucerons, soit par diverses espèces d’Acariens, comme je m’en suis assuré sur un assez grand nombre d’espèces de feuilles susceptibles d’offrir ces sortes d’excroissances.

  1. Le genre Mycoderma créé par M. Persoon n’existe plus comme végétation depuis les belles observations microscopiques de M. Desmazières. Cet auteur a prouvé par des études aussi exactes qu’ingénieuses que ces prétendus champignons n’étaient autre chose que des coagulum informes et sans limites dans leur étendue, composés d’animalcules agglutinés.
    Ces observations, que j’ai répétées avec soin et que j’ai accompagnées d’un bon nombre de figures, sont de la plus grande vérité.