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tière du dedans au dehors de la cavité. Ces effets, est-il dit dans le Mémoire, dorment au vide de l’impression une forme analogue à celle de certains vases antiques de révolution, qui seraient ornés sur les bords de palmes dentelées, et dont l’aspect est ici d’autant plus agréable, que la matière, fraîchement dénudée, possède tout son éclat métallique.

Les volumes de ces vides et ceux des empreintes sur les blocs de fonte ont été relevés, avec les plus grands soins, par MM. Piobert et Morin, qui ont trouvé que leurs rapports avec les forces vives correspondantes des projectiles étaient sensiblement constants, comme pour le cas des maçonneries et du roc. La connaissance des valeurs numériques de ce rapport peut ici fournir à la pratique, des indications d’autant plus précieuses, que l’irrégularité des résultats concernant les profondeurs de pénétration, n’a pas permis aux auteurs d’appliquer leur formule d’interpolation au cas de la fonte et du plomb.


Analyse de la 3me partie du Mémoire, relative à des expériences directes sur la résistance des milieux.


Il nous reste à rendre compte à l’Académie, de la dernière partie du travail de MM. Piobert et Morin, consistant principalement en tableaux d’expériences faîtes sur la traction directe de sphères en fonte, au travers de différentes espèces de terres, afin d’apprécier, d’une manière absolue, la loi de leur résistance pendant le mouvement. Ces substances étaient renfermées dans une caisse prismatique, placée de niveau et ayant 2m,85 de longueur, 1m,5 de largeur et 1m,0 de hauteur ; les projectiles de divers calibres, qui devaient les parcourir,