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NOTES SUR « POËTIQUE »


Dimanche matin.

Trois jours après avoir signé le bon à tirer, je commence à lire les Poëtiques célèbres. Je n’ai pas voulu en voir une ligne pendant que je travaillais. Je n’ai jamais lu celle d’Aristote, je ne l’ai même pas chez moi, si tu ne l’as pas non plus, je l’achèterai.

Je viens de lire celle d’Horace. L’avais-je lue jadis ? Je ne crois pas. Elle est pleine de vers, cités partout, mais je les y ai vus sans savoir d’avance qu’ils s’y trouvaient. Dietz n’était guère l’homme à nous faire admirer l’Épître aux Pisons ; je n’ai traduit Horace qu’en rhétorique et je crois bien n’avoir lu depuis que les Satires.


Elle est abominable, l’Épître aux Pisons. C’est un Manuel-Roret ; on croirait qu’il donne des conseils à un manufacturier. Ce qu’il y a de pire,