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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/99

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L’ÉPOUVANTE

agents devant la maison du crime, on ne ferait pas mieux de les lancer dans toutes les directions ? de fouiller les bouges ? Du reste, quoi d’étonnant à ce qu’un crime fût perpétré avec une pareille audace ? Jamais de sergent de ville aux endroits dangereux ! Les rues, passé minuit ? Des coupe-gorges ; et pour ne pas être protégés on payait des impôts plus lourds chaque année. Les agents, impassibles, prêtaient une oreille distraite à ces discours. Coche, sur le premier moment, s’en était amusé. Bientôt il n’écouta plus. Une curiosité impatiente le tenaillait. Par la pensée, à travers les murs, il suivait le Commissaire ; il le devinait entrant dans le corridor, gravissant l’escalier, hésitant sur le palier du premier étage entre deux ou trois portes – à moins pourtant que des traces de sang qu’il n’aurait pas vues dans la nuit ne lui indiquassent le chemin. Il eut même une seconde d’émotion véritable : Si les assassins avaient marqué leur passage dans l’escalier, toute sa mise en scène devenait inutile. Mais, cette crainte l’abandonna vite. S’il en avait été ainsi, le Commissaire serait déjà entré dans