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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/95

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L’ÉPOUVANTE

vos recherches, mais ne m’en demandez pas plus que je ne puis vous en dire.

— Pour être à ce point précis dans vos propos, avez-vous donc des certitudes ?

— Quelque chose comme cela. Notre informateur était certainement très bien renseigné.

— Son nom ?

— Voyons, Monsieur le Commissaire, vous me demandez de brûler un de mes hommes… Vous ne le feriez pas pour l’un des vôtres !…

Le Commissaire regarda Coche, droit dans les yeux :

— Si cependant je vous obligeais à parler ?

— À moins de me mettre à la question — et encore — je ne vois pas par quel moyen vous pourriez me contraindre à dire ce que je veux taire. Mais, je tiens trop à rester en termes excellents avec vous pour envenimer cet entretien, et je préfère vous dire que j’ignore tout de mon correspondant : Son nom, son âge, son sexe, tout… tout… sauf l’accent de sincérité de sa voix, la précision de son information, l’autorité de sa parole.

— Je vous le répète, Monsieur, dès l’instant que le Commissaire de police ignorait tout, seuls