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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/94

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L’ÉPOUVANTE

— Croyez-vous, Monsieur ? Nous nous entourons toujours de toutes les précautions nécessaires. Si le Monde a publié l’information dont il s’agit, cette information doit être vraie. Nous tirons à huit cent mille, nous ne sommes pas un journal à canards ou à scandales.

— Je sais. Pourtant, je me demande quelle enquête vous avez pu faire, étant donnée l’heure supposée de ce crime supposé, étant donné surtout que je n’en étais pas averti moi-même.

— La presse dispose de moyens d’investigations multiples…

— Hem… Hem… murmura le Commissaire incrédule, et il sonna une seconde fois.

— Au demeurant, poursuivit Coche, ne trouvez-vous pas surprenant que personne ne réponde ?

— Pas le moins du monde. Il peut n’y avoir là qu’une simple coïncidence. Si cet hôtel n’est pas habité ?…

— Oui… mais il est habité.

— Comment le savez-vous ?

— Vous me permettrez, Monsieur le Commissaire, de me retrancher ici derrière le secret professionnel. Je serai enchanté de vous aider dans