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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/72

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L’ÉPOUVANTE

Faites sauter six lignes, croyez-moi, et remplacez-les par les miennes…

— Encore un mot, Monsieur, depuis quand savez-vous ?…

Coche raccrocha tout doucement le récepteur, quitta la cabine, rentra dans la salle, et se mit à boire son café à petites gorgées, en homme satisfait d’avoir mené à bonne fin une affaire. Après quoi, ayant payé avec un billet de banque, le seul qu’il possédât et qui figurait dans son portefeuille du 1er janvier au 31 décembre, pour « avoir l’air », il releva le col de son pardessus, et sortit. Seulement, sur le pas de la porte, il s’arrêta et se dit à lui-même :

« Coche, mon ami, tu es un grand journaliste ! »