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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/33

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L’ÉPOUVANTE

trouva un petit palier, explora le mur : Toujours la pierre lisse. Il monta encore, compta onze marches, après quoi son pied ne fût arrêté par rien : La route était libre. Il s’agissait maintenant de s’orienter et, avant tout, sous peine de se faire tuer, d’annoncer sa présence.

Le sommeil du ou des locataires de la maison devait être bien profond pour qu’ils ne l’eussent pas entendu marcher. L’escalier avait plus de vingt fois crié sous ses pas. La porte, malgré toutes les précautions, avait grincé quand il l’avait fermée. Qui sait si, derrière une cloison, un homme ne l’attendait pas, le revolver au poing prêt à faire feu ? À ce jeu il ne risquait rien de moins qu’une balle dans le corps. Il dit donc à mi-voix, pour n’effrayer personne :

— Quelqu’un ?…

Pas de réponse. Il répéta, un peu plus fort :

— Il n’y a personne ?…

Après un temps, assez court, du reste, il ajouta :

— N’ayez pas peur ; ouvrez…

Pas de réponse.

— Diable, pensa-t-il, on dort là-dedans ! Ce