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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/281

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L’ÉPOUVANTE

presque. Lorsque le défilé des témoins commença, son attention parut s’éveiller, son regard jusqu’alors lointain devint plus direct, les coudes aux genoux, le menton dans les paumes, il écouta.

Ce fut d’abord Avyot, le Secrétaire de la rédaction du Monde, qui dit de quelle façon Coche avait quitté le journal après avoir pris durant quelques heures l’Affaire en mains. À une question du Président qui lui demandait si à aucun moment il n’avait cru reconnaître la voix de celui qui, dans la nuit du 13, l’avait appelé au téléphone, il répondit : « Non » avec assurance, et précisa encore quelques points de détail : la somme que le reporter avait touchée à la Caisse, l’heure à laquelle il l’avait vu pour la dernière fois, l’attitude qu’il avait eue au cours de cet entretien. Mais tout cela n’avait plus qu’une importance secondaire. Ensuite, ce fut la femme de ménage qui raconta ce qu’elle savait de son ancien maître, de ses habitudes, de ses relations. Sans omettre les moindres détails, elle dit comment elle avait trouvé la chemise tachée de sang, le poignet arraché, et le bouton d’or et turquoises. Tout cela lui avait semblé louche