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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/254

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L’ÉPOUVANTE

— Je vais reprendre ma première question ; vous y répondrez, et si vous me prouvez que vous êtes innocent, je vous remets en liberté, instantanément.

— Ah ! songea Coche, tu me la donnes trop belle ; voilà qui ne fera pas mal comme début de mes articles !…

Et, pesant tous ses mots, il répliqua :

— Pardon, Monsieur le juge, il ne faudrait pas intervertir les rôles : ce n’est pas à moi de prouver que je suis innocent, mais à vous de prouver que je suis coupable. Ceci posé et admis, je m’empresserai de répondre à toutes les questions qu’il vous plaira de me poser, pourvu qu’elles ne portent atteinte ni au repos, ni à l’honorabilité de tierces personnes…

— Voici qui n’est pas compliqué comme moyen de défense. Vous laissez entendre que vous ne pourrez pas dire certaines choses, les choses capitales sans doute ?

— Je ne laisse rien entendre du tout. J’ai indiqué dans ma phrase que je faisais deux réserves de principe : vous venez d’interpréter à votre façon la seconde, je vous rappelle la pre-