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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/193

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L’ÉPOUVANTE

rien, que la démarche n’était ni longue ni compromettante, et entra.

La loge de la concierge se trouvait sous la voûte. Il entr’ouvrit la porte :

— M. Onésime Coche, s’il vous plaît ?

— Connais pas.

Il prit un air désappointé, et insista timidement :

— C’est un journaliste. Vous ne pourriez pas me dire ?…

Le concierge, qui se chauffait les mains, hocha la tête sans se retourner. Mais sa femme sortit d’une pièce voisine et s’enquit de ce qu’on voulait. Javel la devinant complaisante, ou tout au moins curieuse, répéta :

— C’est un journaliste, M. Onésime Coche. On m’a dit qu’il habitait ici. On a dû se tromper d’adresse, et je voudrais savoir si vous ne pourriez pas…

Le mari haussa les épaules, la femme s’avança :

— Quoi ! Tu ne te souviens pas ?

Et s’adressant à l’inspecteur, elle ajouta :

— Nous n’avons pas de locataire de ce nom,