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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/181

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L’ÉPOUVANTE

— Il n’a pas quitté Paris ?

— Je ne puis vous renseigner sur ce point… Je suis désolé, tout à fait désolé…

— Ah çà ! songea Coche de plus en plus attentif, mais c’est de moi qu’on parle, et cette voix… cette voix…

— Ne coupez pas, Mademoiselle, nous causons, cria Avyot.

Et Coche, terriblement intéressé par ce dialogue, cria machinalement aussi : « Nous causons ».

Mais aussitôt il se mordit les lèvres. Un simple hasard, très fréquent, mais qu’il bénissait en cet instant, l’avait mis en tiers dans une conversation qui pouvait se rapporter à lui. C’était folie de l’interrompre par une exclamation maladroite. La téléphoniste, par bonheur, avait quitté la ligne, et n’entendit pas son appel ; le dialogue continua :

— En tous cas, disait la voix, vous pouvez me donner son adresse ?

— Parfaitement…

— Ai-je des chances de le trouver chez lui ?

— Nom d’un chien, murmura Coche ! je ne me trompais pas. C’est le Commissaire !