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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/162

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L’ÉPOUVANTE

— Sachez alors, que la police fait fausse route, que rien n’est vrai de tout ce qui a été publié depuis deux jours. Il ne faut pas assigner au crime de motifs obscurs : c’est un meurtre banal, dont le mobile, le seul mobile, fut le vol. Quant aux déductions du Commissaire de police, pure œuvre d’imagination. Menez votre enquête vous-même, si vous voulez découvrir la vérité. Dites surtout à votre rédacteur de ne pas se laisser aller à raconter tout ce qu’on lui dit.

— Encore une fois, Monsieur…

— Ne m’interrompez pas : peut-être ai-je de graves raisons pour vous dévoiler des choses que je suis seul à connaître… Conseillez à la Justice d’abandonner la piste qu’elle suit. Affirmez, et maintenez malgré toutes les apparences, toutes les rectifications possibles, que les coupables…

— Vous dites ?

Les coupables ; vous avez bien entendu. Demandez dans votre article si l’on est sûr de n’avoir relevé dans le jardin aucune trace de pas. Je vous en ai dit assez aujourd’hui. Pour le reste, je demeurerai en relations avec vous. Suivant que