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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/155

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L’ÉPOUVANTE

Il leva les yeux, examina la silhouette de son voyageur, et murmura :

— Toi, tu es rentier comme moi, mon bon homme. Je m’y connais en figures…

Mais comme Coche rendu plus nerveux par tous les événements de la veille, se détournait, gêné par ce regard qu’il sentait peser sur lui, il lui adressa son plus engageant sourire, et poursuivant sa réflexion, ajouta :

— Ça m’est, du reste, totalement indifférent, pourvu qu’il paye régulièrement.

Réflexion qui en fit naître une autre dans son esprit. Ce voyageur était arrivé sans bagages. Rien ne garantissait donc son retour. Coche avait fait un pas, il le rappela :

— Monsieur Farcy !… Monsieur Farcy…

M. Farcy ne venant pas, il courut jusqu’à la porte et appela de nouveau.

— Monsieur Farcy ! Monsieur !

Coche avait fort bien entendu le premier appel, mais n’y avait pas prêté la moindre attention. Ce nom de Farcy qu’il avait inscrit au hasard, quelques minutes avant, lui était à ce point étranger, que ce fut seulement, en l’en-