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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/141

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L’ÉPOUVANTE

tronner, répondre que vous aviez l’intention de nous quitter… Oublions ce que je vous ai dit et ce que vous m’avez répondu, et montez vite à votre bureau rédiger votre papier… Je vous connais assez pour être sûr que vous avez quelque chose à raconter… que vous êtes renseigné aussi bien, sinon mieux, que n’importe qui… Allons, mon petit, voilà qui est entendu.

Mais Coche hocha la tête :

— Non, non. Je pars… Il faut que je parte… Il le faut…

— Est-ce que, par hasard, vous nous lâcheriez pour entrer dans un autre journal, au moment où nous sommes embarqués dans une affaire aussi sensationnelle ? Si vous vouliez une augmentation, il fallait le dire.

— Monsieur Avyot, je ne veux pas d’augmentation ; je n’entre pas dans un autre journal… Je désire simplement reprendre, momentanément ou pour toujours — sur ce point les seuls événements peuvent me fixer — ma liberté…

Et d’une voix qui tremblait un peu il ajouta :

— Je vous donne ma parole d’honneur que je ne tenterai rien qui puisse porter atteinte aux