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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/120

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L’ÉPOUVANTE

côté de Lyon… Le crime, assez banal, ne fit de bruit que dans la région… je me souviens qu’on n’en parla pas du tout dans les journaux de Paris.

Cette fois, il eut la sensation très nette que les trois hommes avaient les yeux fixés sur lui, et son angoisse fut si violente qu’il dut reculer d’un pas, et s’appuyer au mur pour ne pas fléchir sur ses jambes.

— Je crois, fit le Commissaire, que vous en avez vu assez pour faire votre article. Mais, que diable, vous qui avez de pareils souvenirs, vous devriez être un peu plus solide… Vous êtes effroyablement pâle…

— Oui… je sens… je dois, en effet, être très pâle… Brusquement, la tête m’a tourné… ce ne sera rien…

— Allons-nous-en, répondit le Commissaire en lui montrant le chemin, et, à mi-voix, il glissa à son secrétaire :

— Tous les mêmes, ces sacrés journalistes ! Ils ont toujours vu « plus fort », et quand ils sont au pied du mur…

Coche n’entendit pas, mais voyant le Commis-