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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/113

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L’ÉPOUVANTE

— Après tout, peut-être, cette empreinte parvenait-elle de l’un de nous ? Mon secrétaire qui était à ma gauche peut fort bien avoir posé le pied sur le gazon…

Coche se rangea à son avis, sans capituler tout à fait cependant.

Il n’était pas mauvais qu’un peu de trouble subsistât dans l’esprit du magistrat. Il sentait qu’en disant cela, le Commissaire masquait une partie de sa pensée, et que, sans tenir compte d’une façon apparente de cette empreinte, il ne pourrait s’empêcher, au cours de son enquête, d’en faire état. Il dit donc, d’un ton assez détaché :

— Autant que je puis l’affirmer, il me semble bien que personne de vous n’a marché sur la plate-bande. Pendant que vous traversiez le jardin, je vous suivais des yeux, et j’aurais remarqué, je crois… La seule chose dont je sois certain, c’est que cette empreinte était d’une netteté parfaite lorsque je l’ai vue pour la première fois. Maintenant, je vous le répète, de là à certifier qu’elle existât avant votre entrée dans l’allée… Le mieux en tout cas est de n’en point parler.