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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/106

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L’ÉPOUVANTE

rarement, juste pour faire ses provisions ; que, parfois, l’été, à la nuit close, il se promenait un peu dans son jardin, mais qu’il ne recevait jamais personne, faisant lui-même son ménage, menant une existence calme et mystérieuse, dont on avait cherché souvent, mais en vain, à en découvrir le secret.

Vers midi, le Commissaire, accompagné de son secrétaire et de l’inspecteur, sortit. Les trois hommes s’arrêtèrent dans le jardin, levèrent les yeux vers les fenêtres, s’approchèrent du mur, tout en parlant avec animation, puis se dirigèrent vers la grille. Au moment où ils allaient la franchir, Coche fit un pas :

— Eh bien, Monsieur le Commissaire ?…

— Votre information était exacte…

— Maintenant que vos premières constatations sont faites, serait-il possible d’entrer, ne fût-ce qu’un moment ?

— Ce serait tout à fait dénué d’intérêt, je vous assure. Je ne demande pas mieux que de faciliter votre tâche, et, si vous voulez m’accompagner jusqu’à mon bureau, en route je vous raconterai ce que j’ai vu, ce que je peux vous